Lima

Après un peu plus de 4h de trajet en bus depuis Ica, nous sommes arrivés à Lima et avons rejoint notre hôtel, situé dans le centre historique, en taxi. 

Nous avons parcouru les alentours de la place d’armes à la tombée de la nuit : le palais du gouvernement, les églises de l’époque coloniale. 

18 novembre. Ce matin, nous avons pris un taxi jusqu’au quartier de Miraflores, à environ 8km du centre. 

Nous avons d’abord visité Huaca Pucllana, un site rituel construit sur plusieurs étages formant une pyramide, à l’époque de la civilisation Lima (encore une ville qui a pris le nom d’une des nombreuses civilisations pré Incas), entre 100 et 650 de notre ère. La pyramide est faite de briques en adobe (terre cuite) placées verticalement, ce qui rend la construction résistante aux séismes, fréquents ici. C’était une société matriarchale, où les femmes, symbole de fertilité, pouvait être prêtresses mais où elles étaient aussi sacrifiées aux dieux. Les Limas vénéraient la mer, qui leur apportait ses ressources, mais aussi la lune. Les peintures sur les poteries en témoignent. Le culte du soleil était absent ici, et pour cause, Lima est dans la brume et les nuages presque toute l’année, même s’il ne pleut jamais. Le site a été occupé par des civilisations postérieures, principalement pour y enterrer leurs morts, des personnes importantes. Des sépultures et momies ont été récemment découvertes sur le site qui fait toujours l’objet de fouilles archéologiques. 

Nous avons ensuite marché jusqu’au marché de Surquillo où nous avons pris des jus de fruits frais et des gâteaux. 

Nous avons acheté une nouvelle valise pour Paulin vu que son sac de voyage est tout défoncé ! 

Puis nous avons repris un taxi jusqu’au parc de l’amour, qui ressemble au parc Guell de Barcelone avec ses bancs en mosaïque, sauf que là, on est face au Pacifique et c’est l’amour qui s’exprime, avec des citations de poètes et une grande sculpture du baiser d’un artiste péruvien, Victor Delfin. La statue mesure 12m sur 3m de haut. Le parc a été inauguré le 14 février 1993.

 

Nous avons longé l’océan, traversé les nombreux parcs qui le bordent, leurs aires de jeux et leurs statues. C’est très vert et fleuri grâce aux efforts de la municipalité : vu qu’il ne pleut jamais, il faut arroser sans cesse. 

Puis nous avons pris un autre taxi pour aller à Barranco, le quartier bohème de Lima, quartier des artistes qui s’exposent sur les murs ou dans la rue.

Une belle sirène tout en carton recyclé :

Au retour en taxi, nous sommes passés devant le palais de justice ! 

Nous n’avons fait qu’un passage éclair à Lima mais les 3 quartiers de la ville que nous avons visité sont vraiment très agréables. 

Demain, on prend l’avion pour l’Equateur! 

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Ica – Paracas

16 novembre, nous partons à 7h pour le bord de mer, Paracas, las  islas Ballestas. 

La Réserve nationale de Paracas est une zone protégée de 335.000 Ha, qui comprend désert et océan. C’est une partie du désert d’Atacama, dont l’essentiel est au Chili.

Les courants froids qui bordent la côte permettent au plancton de se développer en abondance, ce qui attire des millions d’animaux. 

Nous prenons le bateau pour approcher les îles Ballestas et leur riche faune. 

Malgré l’aridité du climat, la région produit diverses richesses. Nous passons près du port industriel, qui permet d’exporter les produits péruviens, poissons, coton, sel, gaz. 

On voit le célèbre chandelier ou cactus gravé dans le sable, qui mesure 120m. Personne ne sait de quand date ce geoglyphe particulier ni quelle pouvait être sa signification. En tout cas, il est impressionnant !

Nous sentons à l’odeur du  guano que nous sommes tout près des Îles Ballestas. Nous découvrons des milliers d’oiseaux, quelques pingouins et des lions de mer qui se prélassent sur les rochers. 









Après cette promenade en mer, nous reprenons le bus pour entrer dans la réserve de Paracas, admirer les paysages de plages multicolores. 






Ica – Huacachina

Hier nous avons pris le bus de Nazca à Ica. 

Nous nous sommes installés dans notre hôtel, plutôt confortable. Les enfants ont une suite immense avec 2 chambres, une baignoire-jacuzzi. 

Ce matin, on a pris le petit déjeuner au bord de la piscine.

Nous avons visité le musée de la ville, qui présente de nombreuses céramiques, des momies et des crânes déformés des époques Paracas (-600 à +200) et Nazca (de -200 à +700).

Les taxis de Ica envahissent les rues : 

Olivier et moi sommes allés déguster différents vins de Pisco, alcool péruvien à base de raisin, qui ressemble un peu au cognac et au pineau. On a levé nos verres pour souhaiter la qualification du Pérou au mondial, ils jouent ce soir !

Puis on s’est fait un bon resto tous les deux! Les enfants ont mangé des sandwichs à l’hôtel.

En fin d’après midi, nous sommes allés faire du buggy et sandboard dans les dunes de Huacachina. C’était mouvementé, voire même flippant, mais on en est revenus entiers et personne n’a vomi ! 

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Demain, on va au bord de la mer, et après demain, direction Lima.

 

Nazca (2)

Aujourd’hui, nous sommes allés au cimetière de Chauchilla, voir des tombes contenant des momies Nazca, datant de 700 Après JC, très bien conservées en raison du climat aride. 

Une tombe rectangulaire contient en général une famille entière, des familles importantes, riches. 

La déformation crânienne était pratiquée dans les familles riches, le crâne allongé vers l’arrière chez les Nazca, vers le haut chez les Paracas. Mais les crânes déformés ont été volés par les pilleurs. On en trouve seulement quelques uns dans les musées. 

Les Nazca avaient une espérance de vie limitée, jusqu’à 40 ans maximum, car ils souffraient de problèmes gastriques, de tuberculose, de malnutrition. Les tombes contiennent de nombreux bébés. 

Les Nazca portaient les cheveux très longs, mêlés en locks enroulées en turban autour de la tête. Les cheveux sont encore bien visibles sur la plupart des momies. 

Les momies sont placées en position foetale après avoir été vidées de leurs organes, séchées au soleil après un bain de plantes antiseptiques et insectifuges, puis entourées de coton et textiles. Elles étaient installées dans la tombe face à l’est (au soleil levant) avec leurs richesses, biens personnels, nourriture, en attente de résurrection. 

Cependant, les tombes ont été profanées pour leurs richesses : or, textiles, céramiques, les momies elles-mêmes, leurs tatouages et les crânes déformés caractéristiques des civilisations Nazca et avant, Paracas. Ces objets sont toujours recherchés par des collectionneurs et le marché noir reste florissant, le gouvernement péruvien ne se donnant pas les moyens de protéger son patrimoine. Les pilleurs opèrent la nuit avec des détecteurs de métaux. Nous n’avons donc vu que les restes qui n’intéressent pas les pilleurs, des momies sans tatouage et sans crâne déformé, dépouillées de toutes leurs richesses !

Comme toutes les civilisations de cette époque, les Nazca pratiquaient les sacrifices humains. La civilisation a disparu vers l’an 700, peut être en raison d’un important tremblement de terre. 

Après cette visite enrichissante, nous sommes allés voir une fabrique de céramique qui utilise toujours les procédés de fabrication anciens, avec des pigments naturels et une cuisson au charbon de bois dans des fours en terre. Puis une fabrique de textiles et de bijoux en argent. 

Ce soir, nous avons fait un petit tour sur la place d’armes manger des popcorns et des churros. On trouve toutes sortes de petits vendeurs ambulants, les enfants jouent au foot en uniforme à la sortie de l’école, c’est plein de vie !

Dans les rues adjacentes, il y a des centaines de commerces divers et variés. Olivier a fait réparer ses chaussures de marche, qui commençaient à être fatiguées. 

Et pour notre dernier soir à Nazca, on dine à nouveau à la maison blanche ! 

Nazca (1)

Notre première journée à Nazca (ou Nasca) a été assez tranquille vu que la nuit précédente n’avait pas été très reposante. On a visité le petit musée sur l’histoire de la civilisation Nasca et les geoglyphes : on voyage dans le temps puisque les Nazca ont vécu bien avant les Incas. Puis nous nous sommes baladés dans la ville. Il fait très chaud ici. Le climat est différent de Cuzco. On a remis les tongs!

Les garçons sont allés chez le coiffeur. Admirez le look de la coiffeuse : 

Le soir, nous avons dîné dans un bon resto, « la maison blanche », en français, comme à Royan (en moins chic bien sûr) ! On a bien mangé. 

12 novembre- Après une bonne nuit, Paulin et moi devions être prêts à 7h30 pour aller à l’aéroport survoler les fameux geoglyphes. Pour ceux qui ont le mal de l’air, on peut en observer quelques uns depuis un mirador, ce que nous avons fait tous ensemble l’après midi.

Les Nazca sont une civilisation pré Inca. Ils ont vécu dans la région sur une période allant de 200 avant JC à +700. Ils occupaient un territoire assez vaste, le long des rivières formant des oasis dans cette zone aride et désertique, située à 600m d’altitude, où il ne pleut presque jamais, seulement quelques minutes 20 jours maximum par an, entre janvier et mars. Les températures ne descendent jamais en dessous de 15° la nuit. Le jour, il fait entre 25 et 40°.

Les Nazca pratiquaient l’agriculture intensive. Ils avaient développé un réseau d’irrigation en puisant l’eau dans des sources profondes et en la transportant par des acqueducs souterrains dont certains restent visibles et sont encore utilisés de nos jours. Ils vivaient dans des huttes regroupées dans les zones désertiques à la limite des zones cultivées. Plus loin, des pyramides ont été retrouvées, qui servaient de sanctuaire religieux. De nombreuses céramiques ont été découvertes sur les lieux des anciens villages, dans les tombes, avec des peintures polychromes, dont certaines reproduisent les motifs des geoglyphes. 

Aujourd’hui, les activités principales de la région sont : les mines (cuivre, fer, or), le tourisme, l’agriculture et la pêche (mer à 60 km).

Les geoglyphes ont été tracés en enlevant la première couche de pierres pour laisser apparaître le sol plus clair en dessous et en disposant les pierres retirées de chaque côté, formant des petits murets. Ils représentent principalement des lignes, mais aussi des formes géométriques, des plantes, des animaux et poissons, quelques formes humaines. On dénombre plus de 10.000 lignes, qui mesurent jusqu’à 25 km chacune, et plus de 500 dessins.

Le mystère de ces geoglyphes n’a pas été percé. Plusieurs hypothèses ont été développées. Il pourrait s’agir d’un calendrier astronomique ou de figures adressées aux dieux, en lien avec l’activité agricole des Nazca, implorant la pluie. Il est possible que des processions aient eu lieu le long de ces lignes. Les Nazca utilisaient la technique du carroyage : ils reproduisaient les motifs en traçant des carreaux au sol avec des cordes. 

Les geoglyphes ont été découverts en 1927 et font toujours l’objet de recherches archéologiques. De nouveaux motifs sont mis à jour. Beaucoup ne sont pas visibles à l’oeil nu. On peut en voir une douzaine en avion. Le climat très sec et l’absence de végétation ont permis la conservation de ces dessins vieux de 2000 ans environ ! 

L’itinéraire :

Le singe (110m de long) :

Le colibri (96m) :

Le condor (136m de long) :

L’araignée (46m) :

Le lézard (coupé en deux par la panaméricaine 😢), l’arbre et une figure avec des mains :

Le chien (51m) :

Cet après midi, nous sommes allés voir les lignes et dessins depuis les miradors, avec un guide. Nous avons escaladé une petite colline d’où partent 55 lignes de 10 à 25 km. 

Les lignes, tracées il y a 1500 à 2000 ans, ont été conservées grâce au climat. La chaleur du désert produit un coussin d’air chaud qui les protège du vent et de l’érosion. Une mathematicienne et archéologue allemande, Maria Reiche, a consacré sa vie à étudier les lignes des Nazca. Un musée lui est dédié, à l’endroit où elle s’est installée en 1941, sans eau ni électricité. 

Toute sa vie, pendant 50 ans, elle a arpenté le désert en mesurant les figures, faisant des plans. Elle dormait dans le désert, rentrant rarement dans sa petite maison. Elle vivait dans sa voiture. Tout son travail, son matériel, étaient financés par sa sœur, médecin en Allemagne. Les gens la prenaient pour une folle. Dans les années 1950, quand les voitures sont arrivées en masse et ont commencé à rouler dans le désert en détruisant les lignes, elle a décidé d’aller dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la nécessité de protéger leur patrimoine, leur a laissé entrevoir le potentiel touristique du site. Elle a fini par être écoutée, a ainsi formé les futurs gardiens des lignes, guides touristiques, comme le nôtre qui revendique être un disciple et ami de Maria Reiche, décédée en 1998, à l’âge de 95 ans. 

Le musée abrite quelques céramiques, ossements et momies de tombes Nazca. 

Cette momie est très bien conservée : on voit les cheveux, les tatouages sur la peau, le tissu qui l’entourait.

Nous avons grimpé au mirador construit par Maria Reiche en 1975 sur ses deniers personnels, pour observer les mains, l’arbre et le lézard coupé par la route : 

Un peu plus loin, on peut observer d’autres geoglyphes, plus anciens, datant de l’époque Paracas, antérieure aux Nazca, soit il y environ 2500 ans : 

Cusco (7)

Dernier jour à Cusco. Ce matin, Olivier, Paloma et moi sommes allés à la messe ! On voulait voir la cathédrale mais elle était fermée au public, sauf pour la messe. La cathédrale est très belle, il y avait un orchestre pour accompagner l’orgue, c’était très beau. 

Nous n’y sommes pas restés très longtemps et sommes ensuite allés visiter le musée d’histoire régionale, très intéressant. 

Ensuite, nous avons récupéré les garçons (qui préféraient se reposer et jouer aux jeux vidéo à l’appartement) pour aller déjeuner au marché San Blas. 

On a déjeuné sur l’un des nombreux stands qui proposent un menu à 5 soles (1,30€) pour une soupe et un plat. Ce n’était pas de la grande gastronomie mais à ce prix là, c’était correct. 

On a ensuite pris un bon jus de fruits avant de rentrer à l’appartement faire nos valises. 

À 17h on a pris un taxi pour la gare de bus et à 18h, on prenait la route pour Nasca avec tout le confort à bord, même la wifi (très très lente, c’est juste pour dire qu’il y a la wifi) ! On a eu le dîner mais ils ont manifestement oublié de nous servir le petit déjeuner… 14h de route de montagne en lacets dans un bus à deux étages, ça secoue, mais on est arrivés à l’heure à Nazca. 

Cusco (6)

Aujourd’hui, on s’est surtout reposés. Nous avons réservé nos billets pour le bus de nuit demain, départ à 18h pour Nazca, 14h de trajet, 130 soles par personne (35€), repas compris. 

Nous sommes allés déjeuner au marché san Blas, juste à côté de notre appartement. L’ambiance y est très sympa et ce n’est vraiment pas cher. On a bu d’excellents jus de fruits, un pichet chacun, rien qu’avec ça, on était repus ! 

On a fait un tour en ville, profiter des magnifiques monuments, des ruelles, s’immerger dans l’ambiance si vivante et agréable du centre historique. 

Nous avons eu droit à une séance d’habillage en tenues « cusquegnannes ». Les enfants n’étaient pas avec nous à ce moment là. Interdit de se moquer… Heureusement que le ridicule ne tue pas ! 

On est retourné faire une petite promenade en fin d’après midi, voir la place d’armes éclairée, boire un verre sur un balcon. 

Apéritif typique, pisco sour :