Quito (1)

4 décembre. On s’est promenés dans la ville de Quito, capitale de l’Equateur, qui compte environ 2,5 millions d’habitants.

La ville a été fondée en 1534 par les Espagnols sur les ruines de la cité Inca, sur les flancs du volcan Pichincha. Perchée à 2800m d’altitude, c’est la 2e ville la plus haute après La Paz. 

Le centre historique est particulièrement bien conservé, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. 

Le palais présidentiel, devant lequel il y avait beaucoup d’animation, dans l’attente de la relève de la garde.

Les autres bâtiments de la Plaza grande, ou place de l’indépendance, avec les montagnes en arrière plan.

Une petite glace dès 10h30 le matin!

La basilique :

Après avoir marché 4 km, nous avons rencontré 2 flics de la police de la sécurité touristique qui nous ont ramenés en voiture jusqu’à notre hôtel, trop sympa ! Les enfants étaient tout excités de monter dans une voiture de police ! 

Et un petit tour de nuit dans les ruelles animées du centre historique. 

La vierge ailée de la colline du Panecillo, une sculpture en aluminium de 45m de haut, constituée de 7000 pièces, qui veille sur la ville. 

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Galapagos (7)

Pour notre dernier jour sur l’île Isabela, nous sommes retournés nous baigner dans le lagon près du port, Concha de Perla, où nous avons nagé avec les otaries et des tortues. Célestin a même vu une raie. 

Nous avons repris le bateau à 15h pour rejoindre Santa Cruz. La traversée était aussi inconfortable et agitée qu’à l’aller, peut être même pire. Le bateau filait à vive allure et au passage d’une vague un peu plus haute que les autres, le bateau a fait une embardée et Paulin est tombé, emporté par le Chinois qui était assis à côté de lui et s’était endormi ! On était assis sur des banquettes, sans ceinture, et j’étais assise au bout, et comme le nez du bateau est plus haut que l’arrière, avec les mouvements, tout le monde glisse sur la banquette, si bien que je n’avais plus qu’une fesse sur le siège ! Bref, quel soulagement de poser le pied à après 2h de cauchemar ! 

Le soir, on s’est fait un bon resto pour se remettre de nos émotions ! 

Aujourd’hui, 3 décembre, on a fait un tour de vélo et pris les dernières photos des animaux avant de prendre un taxi, un bateau et un bus pour l’aéroport. 

Les bagages sur le toit du bateau :

L’avion était à l’heure, miracle, et nous sommes arrivés à Quito à 18h, heure locale (-6h par rapport à la France). Il fait frais ici!!

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les Galapagos, j’ai trouvé un article passionnant sur internet http://books.openedition.org/irdeditions/6914?lang=fr

Galapagos (6)

1er décembre. Nous sommes partis à 7h30 pour une sortie en mer. Après être passés à l’agence choisir des combinaisons de plongée et des palmes à nos tailles, nous avons été conduits au port, où nous avons embarqué pour environ 1h de navigation.

Des otaries et iguanes se reposaient sur le chemin qui mène au port. 

Sur le bateau :

Nous sommes passés près d’un rocher où nichent des fous pattes bleues et des fous masqués ou fous de Nazca. 

Nous avons traversé un banc de poissons, ça grouillait ! Les oiseaux n’avaient qu’à se servir, sans effort !

L’un des pilotes du bateau a essayé de pêcher mais nous sommes rentrés bredouilles. Pourtant, il avait de l’aide !

Nous nous sommes arrêtés au bout d’une heure pour une promenade sur les formations de lave appelées los tuneles. Les Galapagos sont des îles qui se sont formées à partir d’ éruptions volcaniques. Le magma a percé la croûte océanique et la lave s’est entassée sur des milliers de mètres d’épaisseur jusqu’à surgir de l’océan pour former ces îles il y a environ 3 millions d’années. Les volcans des îles les plus jeunes, situées à l’ouest de l’archipel, nées il y a environ 700.000 ans, dont Isabela, sont toujours en activité.

Ces îles n’ont donc jamais été rattachées au continent, dont elles sont distantes d’environ 1000 km, mais les animaux qui les peuplent sont venus du continent par la mer, grâce aux courants marins, ou par les airs, pour suivre une évolution qui leur est propre de sorte que l’on trouve aujourd’hui de nombreuses espèces endémiques, notamment les tortues, terrestres et marines, qui atteignent des proportions inégalées !

Bien que situées sur l’équateur, les Galapagos ne bénéficient pas d’un climat de type équatorial classique. En effet, ce sont les courants marins qui dictent la météo. On distingue une saison sèche (juin à décembre) et une saison humide (janvier-mai). Mais les Galapagos sont bordées par trois courants marins, dont deux aux eaux froides, Cromwell et Humboldt, et un courant plus chaud, le courant de Panama, qui annonce la saison des pluies. Le soleil en surface fait naître le plancton dans l’eau fraîche, aliment de base de la faune aquatique présente ici. Mais parfois, le phénomène el Nino amplifie le courant de Panama, produisant tous les 3 à 7 ans un courant chaud qui détruit le plancton et provoque des pluies torrentielles, ce qui est catastrophique pour la faune des îles. 

Pendant la saison sèche, un brouillard se forme, le ciel est blanc-gris, les vents soufflent fort, la mer est souvent agitée. La saison humide est la plus propice au tourisme, la température de l’eau comme celle de l’air étant plus chaude. 

Aujourd’hui, nous sommes partis sous un ciel plutôt gris, on a même eu un peu de pluie, mais le soleil est vite revenu !

Les tunnels de lave :

On voyait les tortues nager dans l’eau claire, remonter quelques secondes à la surface pour respirer avant de retourner au fond grignoter les algues : 

Et nous avons admiré une famille de fous à pattes bleues dans son nid. Le bébé a deux semaines. 

Nous avons repris le bateau pour un petit quart d’heure avant de s’arrêter et de s’équiper pour se jeter à l’eau bien fraîche! 

Nous avons nagé environ 1h au milieu des tortues géantes, nous avons vu un hippocampe, des requins, un petit poulpe. C’était magnifique ! 
Paulin a pris de très belles photos sous marines. 

Un hippocampe accroché par la queue à une branche dans la mangrove : 

Les requins. 

Au bout d’une heure, on était frigorifiés. En sortant de l’eau, on nous a fourni des serviettes propres pour s’essuyer et du thé bien chaud. On nous a ensuite servi un snack avant de rentrer au port.

La sortie est très chère (120$ par personne) mais franchement, c’était super! On a payé moitié prix pour Paloma et Célestin.

Il était environ 13h30 quand on est rentrés. Nous avions donc le temps de profiter encore du soleil. Nous sommes allés à Concha de Perla, à 10 mn de marche sur un ponton où dorment des dizaines d’otaries. 

Je vous laisse deviner lequel est le mâle ou la femelle ! 

Et plein d’iguanes, dont un au milieu de nos chaussures. 

Quand nous sommes arrivés au bord de l’eau, on a vu une tortue. Olivier, Paulin et Célestin se sont baignés mais n’ont pas vu grand chose. 

Noël approche, la ville est décorée ! 

Galapagos (5)

30 novembre, nous avons pris le bateau à 7h30 pour 2h de traversée de l’île de Santa Cruz jusqu’à l’île d’Isabela. On a laissé nos grosses valises à l’hôtel puisqu’on y retourne dans 2 jours. 

On a payé 55$ aller-retour par personne pour être entassés dans un bateau rapide très inconfortable. 

Bien sûr, le bateau-taxi du port au bateau n’est pas compris dans le tarif. Même si ça ne coûte pas très cher, c’est énervant. Et à l’arrivée sur Isabela, le bateau taxi coûte 2 fois plus cher qu’à Santa Cruz, et il faut en plus payer une taxe de 10$ par personne. On a l’impression d’être des distributeurs de dollars ambulants, c’est très désagréable. Les tarifs sont fixés à la tête du client. Tout est extrêmement cher, on paie tout en liquide et on ne sait pas où va l’argent… Ils ont encore des progrès à faire sur la propreté des sites ; par exemple, il y a des déchets qui flottent dans le port de Puerto Ayora. L’organisation des transferts en bateau, taxi ou bus est à revoir… On s’est un peu agacés au moment de payer la taxe au port à l’arrivée sur Isabela parce qu’ils ne voulaient pas faire de réduction pour les enfants, au moins Célestin, et finalement, à force de râler, on n’a rien payé pour Célestin ! C’est toujours 10$ économisés.  
C’est vraiment dommage, ça gâche un peu le plaisir de la visite de ces îles pourtant uniques au monde.

Passé ce moment désagréable (tractations financières et traversée inconfortable), nous étions attendus par Jackson, le patron de notre hôtel (el cielo Azul), et ça, c’était plutôt une bonne surprise ! 

Ensuite, Jackson nous a accompagnés jusqu’au centre d’élevage des tortues terrestres. Le centre élève les différentes espèces de tortues présentes sur l’île, permettant de réintroduire dans la nature les tortues en âge de se débrouiller, c’est à dire vers l’âge de 8 ans ici. Les tortues géantes vivent jusqu’à 150 ans et n’atteignent leur taille adulte qu’à l’âge de 100 ans. Elles ont donc une croissance très lente et ne pondent que 6 à 14 œufs à la fois. Toutes les tortues des Galapagos sont des espèces menacées. Elles étaient là nourriture de base des habitants des îles et des navigateurs de passage qui les embarquaient à bord des navires pour assurer la subsistance des équipages. 

Aujourd’hui, les œufs et les bébés n’ont quasiment aucune chance de survivre dans la nature à cause des prédateurs (fourmis, rats, cochons) et des grands animaux (vaches, chèvres) qui piétinent les nids, détruisent leur habitat et mangent la végétation nécessaire aux tortues. 

À 8 ans, elles sont encore toutes petites :

Des adultes reproductrices:

Sur ce panneau, on peut lire que la chasse aux tortues a entraîné la quasi extinction de l’espèce des tortues du Cerro Paloma. 4 mâles et 4 femelles sont conservés au centre, qui se reproduisent pour éviter la disparition de l’espèce. 

Nous sommes allés au centre en taxi et avons fait le retour à pied avec Jackson, par un petit sentier qui longe des lagunes avec des flamants roses et autres oiseaux. 

Au bout du chemin, nous avons repris un taxi qui nous a déposés plus loin en bord de mer et nous avons fait une longue promenade. On passe par plusieurs lagunes. 

La lave des volcans qui ont formé les îles a créé des formations originales par endroits, notamment des tunnels.

Nous sommes passés par un joli cimetière tout blanc, entouré d’un muret de roche volcanique noire. 

Nous avons vu plein d’iguanes et nous avons observé longtemps une énorme tortue de mer qui faisait des acrobaties dans l’eau, magnifique ! 

Le ciel est couvert mais on prend quand même des coups de soleil !

Après toute cette marche à pied, nous sommes passés acheter des pâtes pour cuisiner à l’hôtel. Quel bonheur de manger des spaghettis !! On en a marre du riz à tous les repas. Il était quand même 16h passées. Et pour ce soir, nous sommes allés acheter du poisson (surgelé 😞). 

Demain, nous partons à 7h30 pour une matinée en mer, masque et tuba pour voir les animaux sous l’eau ! 

Galapagos (4)

29 novembre, nous avons profité du beau ciel bleu pour aller à la plage en vélo. Nous sommes passés par le marché aux poissons regarder les pélicans et les frégates se disputer les morceaux de poissons. On ne s’en lasse pas !

À la plage, il y avait plein d’iguanes marins qui nageaient ou se rechauffaient au soleil, et des crabes de différentes couleurs.

Le soir nous avons vu une raie nager dans le port. 

Galapagos (3)

Île de Santa Cruz.

Le 28 novembre, nous avons pris un bateau-taxi pour aller à Las Grietas, un canyon d’eau salée et fraîche ! 

Au port, une otarie qui sortait de l’eau est allée droit sur son banc pour y faire une petite sieste ! 

En chemin, nous avons vu des marais salants aux eaux roses. 

Tout le monde s’est baigné dans le canyon (sauf moi évidemment) pour aller voir les gros poissons. Le ciel est gris mais il fait chaud (mais l’eau est froide !).

L’ après-midi, nous sommes allés à la réserve El Chato voir des tortues géantes en liberté. Pour y aller, nous avons pris un taxi (40$) et l’entrée au site est payante (23$ pour nous 5). C’est cher mais c’est magnifique. Quel bonheur d’approcher ces géantes uniques au monde !!

Sur la route, les pancartes nous indiquent leur présence. 

Les îles Galapagos sont associées au nom de Charles Darwin (1809-1882). Il y a des rues, des hôtels et restaurants qui portent son nom, et la station scientifique de protection des tortues terrestres. 

C’est au cours de son voyage de cinq années à bord du bateau le Beagle, envoyé par l’Angleterre pour cartographier les côtes d’Amérique du Sud, qu’il a séjourné aux Galapagos, en 1835, à l’âge de 26 ans. Embarqué en tant qu’étudiant en théologie, déjà intéressé par la géologie et la nature, Darwin va devenir le grand naturaliste que tout le monde connaît. En observant la faune des différentes îles, Darwin va élaborer sa théorie sur l’évolution des espèces, qu’il présentera dans un livre publié 20 ans plus tard, « L’origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle ». L’archipel des Galapagos est composé de 13 îles principales et d’une quarantaine d’ îlots. Malgré des conditions climatiques proches, chaque île a un écosystème propre, des espèces endémiques : des espèces similaires présentent des caractéristiques variables en fonction de l’environnement propre à chaque île. Ainsi, des oiseaux de la même espèce ont des becs de taille et de forme différentes, adaptés aux types de graines ou insectes que l’on peut trouver sur chaque île ; Darwin compte jusqu’à 14 sous espèces de pinsons, appelés aujourd’hui pinsons de Darwin, dont certains restent en voie d’extinction. Idem pour les fameuses tortues géantes, qui n’existent qu’ici mais sont légèrement différentes sur chaque île. Certaines espèces ont disparu, la tortue George décédée en 2012 étant le dernier de son espèce. Il existe plusieurs sortes de également. Les iguanes marins des Galapagos, qui se nourrissent d’algues, sont uniques au monde. Certains se sont croisés avec des iguanes terrestres pour donner des hybrides eux aussi endémiques aux Galapagos. Darwin passera un mois aux Galapagos et recensera des centaines d’espèces de plantes et animaux. 

Voici le très jeune Charles Darwin en train d’étudier la nature 😉 ! 

Il y a beaucoup de jolis petits oiseaux jaunes. 

Galapagos (2)

Aujourd’hui, nous avons emprunté les vélos de l’hôtel pour aller au centre d’élevage et de conservation des tortues terrestres. 

Contrairement aux tortues marines, les bébés tortues terrestres ne sont relâchés dans leur milieu naturel qu’à l’âge de 2 ou 3 ans, quand ils sont assez grands pour espérer survivre. Le centre a été créé en 1970 et depuis cette date, environ 5500 tortues ont été remises en liberté. Les espèces de tortues des différentes îles sont bien cloisonnées pour être relâchées dans leur île d’origine, pour conserver les caractères propres de chaque écosystème. Certaines espèces ont disparu. Le dernier spécimen d’une espèce de l’île de Pinta, prénommé George, est mort en 2012 et sa dépouille est précieusement conservée dans une salle climatisée. Ces tortues géantes, avec leurs rides, leur gueule de grand mère édentée et leur allure débonnaire, sont fascinantes ! 

Au retour, nous nous sommes arrêtés au marché aux poissons, où les pélicans attendent les restes comme des chiens domestiques, exactement comme Graffiti quand je cuisine, à l’affût de tout ce qui peut tomber ou rester sans surveillance ! 

Nous avons déjeuné dans un petit resto pour 4$ par personne pour un menu complet (soupe de crevettes, poisson grillé avec garniture, oeuf pour Paloma, et jus de fruit). 

L’après midi, nous sommes allés à la plage de Tortuga Bay. On y accède à pied par un long chemin aménagé entre les immenses cactus. 

Au bout de 45 mn, nous sommes arrivés sur la première plage que nous avons longée jusqu’à la seconde, seule autorisée pour la baignade (trop de courants sur la première). On a vu beaucoup d’iguanes marins partout ! Ils se reposent sur la roche volcanique, dont ils profitent de la chaleur, ou se réchauffent en se serrant les uns contre les autres après la baignade. 

Olivier et les enfants ont tenté de se baigner mais ce n’était pas très profond et l’eau était trouble, impossible d’observer les poissons avec masque et tuba ! Mais on a vu des iguanes entrer et sortir de l’eau et nager. 

Les petits oiseaux venaient nous manger dans la main. 

Vers 16h30, le soleil était moins chaud alors on a fait le chemin en sens inverse pour rentrer à l’hôtel, et le soir, nous sommes allés dîner dans la rue des restos à langouste et nous nous sommes laissé tenter ! Une langouste et un poisson avec les accompagnements pour 35$ pour 4 personnes, ça vaut le coup !