Brisbane (2)

30 septembre. Dernier jour en Australie !

Ce matin, nous avons visité le zoo de Brisbane, la plus grande réserve de koalas au monde, avec environ 130 koalas. 

On est loin, si loin de vous !!!!!

Dans ce zoo, n’y avait pas que des koalas. On a vu ou revu tous les animaux emblématiques de l’Australie, koalas, kangourous, émeus, un cassowary, des oiseaux (perroquets, lorriquets, chouettes et autres rapaces), des dingos, et même des wombats et des diables de Tasmanie profondément endormis !  











On a caressé des kangourous tout doux 😍


Cet après midi, nous sommes retournés nous promener au cœur de la ville, le long de la rivière, où la fête battait son plein pour la clôture du festival des arts qui avait lieu du 9 au 30 septembre. Les espaces verts et l’esplanade qui longe la rivière étaient bondés. Célestin s’est baigné dans la piscine elle aussi bondée. On a vu quelques ibis et dragons d’eau pas trop effrayés par la foule. 


On a fait une rapide visite de la galerie d’art moderne :

Une sculpture de Anish Kapoor : 

 Puis on a assisté à des démonstrations des pilotes de l’armée à bord d’ hélicoptères et avions de chasse. 



On n’a pas attendu le feu d’artifice parce qu’il fallait qu’on rentre faire nos valises ! Demain, on décolle à 8h10, donc on va se lever très tôt. 

On fait escale à Auckland pendant 3h et on arrivera à Papeete à 23h la veille !!!!!

On va donc vivre deux fois la nuit du 30 septembre au 1er octobre, le jour le plus long de notre vie, puisqu’on va franchir la ligne de changement de date. C’est une ligne imaginaire qui longe le 180e méridien dans l’océan Pacifique. Cette ligne est à 12h du méridien de Greenwich, ou méridien origine, celui qui passe chez nous, exactement à Lezay près de Melle ! 12h en plus quand on parcourt le Globe vers l’est, comme on l’a fait, ou 12h en moins si on fait le tour du monde dans l’autre sens. Et quand on traverse cette ligne, on perd ou on gagne 24h afin de rattraper le décalage horaire depuis le méridien origine.

Fabuleux non ??! Ce phénomène déroutant que l’équipage de Magellan a expérimenté en 1522, a nourri la littérature, notamment le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. 

À bientôt ! 

Publicités

Brisbane

29 septembre, c’est la saint Michel, alors bonne fête à mon Papa !

On a parcouru les presque 300 km qui séparent Hervey Bay de Brisbane en près de 4h. Ce sont les vacances scolaires dans l’État du Queensland et il y a du monde sur les routes. 

L’année scolaire en Australie correspond à l’année civile, de janvier à décembre. Elle est découpée comme chez nous en 4 périodes de vacances. Comme les saisons sont inversées par rapport à l’Europe, les vacances sont de 15 jours en avril (vacances d’automne), en juillet (vacances d’hiver), et en septembre (vacances de printemps) et les grandes vacances d’été de mi décembre à fin janvier. Les dates varient légèrement d’un État à l’autre.

L’Australie fait partie du Commonwealth. C’est une monarchie parlementaire. Sa reine est donc Elizabeth II, la reine d’Angleterre. Bien que née en avril (1926), son anniversaire est célébré à des dates diverses sur les territoires du Commonwealth, et même dans les différents Etats d’Australie. Dans la plupart des régions australiennes, c’est le deuxième lundi de juin. Mais dans le Queensland où nous sommes, ce sera le 1er octobre, jour de notre départ! C’est un jour férié. 

Nous sommes donc à Brisbane, capitale et ville la plus importante du Queensland, avec un peu plus de 2 millions d’habitants. 

L’Australie ne compte que 24 millions d’habitants, soit 3 fois moins que la France, alors que son territoire est 14 fois plus grand ! La population est principalement répartie dans les grandes villes de Sydney et Melbourne (4 millions d’habitants), Brisbane, Perth, Adélaïde. 

Le territoire étant très vaste, l’Australie connaît des climats variés. Le Queensland, traversé par le tropique du Capricorne et qui jouit d’un climat tropical au nord et sub-tropical humide plus au sud, est surnommé le « sunshine state », l’Etat ensoleillé. Mais il y a en réalité 5 zones climatiques distinctes dans le seul État du Queensland. À Brisbane, il fait chaud, voire très chaud, toute l’année. Il fait rarement moins de 10°, même pendant la nuit en hiver. 

Aujourd’hui c’était une journée de printemps particulièrement chaude avec 37°. 

Nous avons découvert la ville en bateau, sur la rivière éponyme, Brisbane. 











Puis nous nous sommes promenés à pied. Notre première impression est que c’est une ville très agréable à vivre, avec des aménagements propices à la détente en plein cœur de la ville. Au bord de la rivière, sont aménagées de longues allées consacrées à la promenade, qui traversent une forêt pluviale, des piscines, des aires de jeux, une grande roue. On se sent tout de suite très bien ici ! 








Mais comme partout en Australie, les dangers de la nature ne sont jamais loin… Ici, ce sont les oiseaux qui font des descentes en piqué ! Paloma en avait déjà fait l’expérience il y a plusieurs jours, attaquée par un oiseau noir et blanc comme celui-ci ! 
Au cours de la balade, on a fait une pause donuts, ardemment réclamés par les enfants ! 

Nous passons nos deux dernières nuits dans un appartement plutôt pourri mais avec une bonne connexion wifi qui a permis à Célestin d’appeler sa maîtresse et ses copains de classe. Même si la qualité du son et de l’image était médiocre, tout le monde avait l’air ravi de ce court échange!  

Fraser Island

Nous sommes partis à 7h30 ce matin en bus 4×4 de 16 places. Olivier et Célestin se sont assis à l’avant à côté du chauffeur. Nous avons embarqué sur une barge à 8h30 pour aller sur l’île Fraser, la plus grande île de sable au monde, 123 km de long sur 25 km de large. 

Reconnue réserve de biosphère (zone conciliant protection de la biodiversité et développement durable) par l’UNESCO en 1977, Fraser Island est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992. 

Le premier nom de l’île est K’gari, qui signifie le plus bel endroit sur Terre, ou le paradis, en langue aborigène. Habitée depuis environ 20000 ans par les aborigènes, l’île a été découverte par le Capitaine James Cook le 29 mai 1770. 

Le nom de Fraser a été donné à l’île après le naufrage en 1836 d’un navire dont le capitaine s’appelait James Fraser. Le navire s’échoua sur la grande barrière de corail à environ 100 km de l’île et c’est en canot de sauvetage que les survivants ont débarqué sur l’île. Son histoire a été racontée par la femme du capitaine, Eliza Fraser. Le capitaine Fraser est mort sur cette île. Son épouse devint célèbre en racontant sa capture par les aborigènes et la mort de son mari, transpercé par une lance, version cependant contestée par les autres membres de l’équipage ayant survécu au naufrage, accueillis et bien traités par les aborigènes. 

Cet immense banc de sable est couvert de végétation, une forêt pluviale dense. Les dunes les plus hautes atteignent 260m.

Après 40 mn de traversée, on débarque sur le sable. Et là, l’aventure commence… Comme il n’a pas plu depuis longtemps, le sable est bien mou. Ça secoue fort sur les pistes !! On avait hésité à louer un 4×4 pour y aller par nos propres moyens mais on ne regrette pas notre choix d’un tour organisé avec chauffeur (même si ça revient cher !) Même un chauffeur expérimenté reste parfois enlisé dans le sable.

On se serait crus dans les montagnes russes tellement on était secoués. Les gens à l’arrière du camion hurlaient comme dans les manèges à sensation ! Même à l’avant, ça remuait bien. 

Une petite vidéo : 

Après avoir traversé la forêt, on arrive sur la plage « 75 mile Beach », où l’on peut rouler, sauf à marrée haute. Ça nous rappelle notre expédition à Sandwich Harbour, en Namibie. Ici, le sable est plus compact, ce qui facilite la circulation.

On n’est pas tous seuls ! 

Lors d’une courte pause, les garçons ont dévalé les dunes : 

On a vu un dingo mais on était dans le car et on n’a pas pu le photographier. Ce sont des chiens sauvages au pelage roux. Fraser Island est le seul endroit où la race est restée pure parce qu’il est interdit de venir avec des animaux domestiques. Ailleurs, les dingos se sont reproduits avec d’autres races de chiens. 

Nous avons longé la plage jusqu’à l’épave du Maheno, un cargo qui s’est échoué en 1935.

Nous avons vu les « pinnacles » (pics), formations géologiques nées de l’accumulation de sable coloré depuis 700.000 ans, forgées par l’eau et le vent. Les couleurs sont jaune-orangé.

La plage sert aussi de piste d’atterrissage aux avions ! On en a vu 2 se poser juste à côté de nous. 

Nous avons fait demi tour avant d’avoir parcouru les 75 miles, pour remonter la plage en sens inverse et reprendre la piste cahotique à travers la forêt jusqu’au lac McKenzie. 

Le rivage est traversé par une multitude de ruisseaux d’eau douce qui descendent de la forêt vers la mer. 

L’île compte une quinzaine de lacs d’eau douce. Le lac McKenzie est le plus grand, un lieu mythique pour les aborigènes. 

L’eau, filtrée naturellement par le sable, y est d’une limpidité extraordinaire. Le sable est très blanc. 

Paulin a presque traversé à la nage mais il a eu peur d’un aigle de mer qui tournait au dessus de sa tête et a fait demi tour !

Le seul animal qu’on ait vu de près, c’est le chat du bateau. Il passe sa vie sur la barge qui fait la navette entre Harvey Bay et Fraser Island. Il ne semble pas souffrir du mal de mer ! 

On nous a fait monter dans le bus avant l’arrivée de la barge, dont ils ont ouvert la porte avant d’accoster… On avait l’impression de rouler sur la mer, Trop flippant !

Hervey Bay (2)

27 septembre, à la rencontre des baleines à bosse, Humpback whales en anglais. 

Le vent qui souffle depuis plusieurs jours est enfin tombé. La mer est calme, même si ça tangue quand même un peu sur le bateau. Départ à 13h30, le temps est splendide. Nous partons sur un bateau comme le bleu ci dessous :

Environ 16000 baleines à bosse migrent chaque année de l’Antarctique vers la grande barrière de corail en Australie, où elles viennent s’accoupler et donner naissance aux baleineaux avant de regagner les eaux froides de l’Antarctique quand la température de l’eau remonte ici, en novembre. Il paraît que la moitié des baleines en migration vers l’Australie restent quelques temps à Hervey Bay, pour le plus grand bonheur des touristes, qui peuvent les admirer de août à octobre, et des tours opérateurs qui s’engraissent bien au passage… 

La baie est protégée par la longue barrière que forme l’île de Fraser Island de sorte que les baleines profitent ici d’un havre abrité où elles peuvent s’ébattre tranquillement avant de retourner en Antarctique.

La population de baleines à bosse dans le monde, chassées jusqu’à l’interdiction imposée en 1966, n’a cessé de diminuer pour atteindre 20000 individus en 1986. Aujourd’hui, on en dénombre 35000. 

La baleine à bosse a le dos noir et le ventre blanc, des tubercules sur la tête, fait des sauts spectaculaires et émet un chant complexe. Elle mesure jusqu’à 17m de long et pèse jusqu’à 40 tonnes. Les femelles sont plus grandes que les mâles. 

La gestation dure 11 mois. Une baleine a un petit tous les 2 ou 3 ans. Le petit reste avec sa mère jusqu’à 2 ans. Il est allaité pendant 6 mois exclusivement et boit 600 litres de lait par jour! Il est allaité encore 6 mois de plus même s’il commence à se nourrir tout seul. Il mesure 4m à la naissance et pèse déjà 700 kg. Les petits qu’on a vus avaient 2 à 3 semaines. 

Une baleine vit entre 40 et 100 ans. La maturité sexuelle est autour de 5 ans.

On a vu beaucoup de baleines aujourd’hui, surtout des femelles avec des bébés qui apprenaient à faire des sauts, à claquer la surface de l’eau de leur nageoire ou avec leur queue, imitant à la perfection leur maman. 
On est émerveillés comme des enfants devant ces animaux gigantesques et majestueux. Ils s’approchaient par moments tout près du bateau, semblaient nous saluer et nous faire un véritable show rien que pour nous !

La croisière en images : 

















Retour au coucher du soleil 



Hervey Bay

Nous continuons notre route vers le Sud, en direction de Brisbane, où nous prenons l’avion dans quelques jours.

26 septembre. Nous sommes à Hervey Bay, le point bleu sur la carte. 

C’est une station balnéaire et le point de départ privilégié pour aller voir les baleines au large, ce que nous allons faire demain, et pour aller sur Fraser Island, ce que nous ferons après demain ! Espérons cependant que le vent tombe parce que les sorties en mer de ce matin ont été annulées à cause de la houle !

Nous avons trouvé un hébergement pour les 3 nuits à venir, dans une auberge de jeunesse bien sympa. On a une chambre familiale pour 160€ les 3 nuits, c’est parfait. 

On a fait une petite balade au water Park et au port de la ville. 

Soirée studieuse à l’auberge de jeunesse : 

Ce soir, un joli opossum est venu nous rendre visite ! 

Bundaberg

Nous sommes arrivés à Bundaberg hier 24 septembre. Nous avons pris un mobil home pour 2 nuits parce qu’on en a vraiment ras le bol du camping. Le vent souffle assez fort depuis quelques jours, les nuits sont fraîches et humides. 

Hier, on a profité du confort du mobil home pour ne rien faire ! Quel bonheur de se poser sur un canapé et de dormir dans un vrai lit !

Aujourd’hui, nous sommes allés faire un tour sur les plages de la région, Bargara et Mon Repos (qui abrite un centre de protection des tortues marines) mais le vent empêchait toute baignade malgré les promesses du récif corallien tout proche où l’on aurait pu avoir la chance d’apercevoir des tortues, dugongs, requins… Tant pis ! On a admiré la mer de loin sans pouvoir côtoyer ses habitants. Même pas une baleine à l’horizon alors que c’est la saison ! Juste une petite tête de tortue aperçue furtivement à la surface de l’eau.


De jolies villas sont construites face à la mer :






Paulin a trouvé un drôle de crâne sur la plage. Si quelqu’un a une idée de ce que ça peut être, on serait ravis de savoir ! 


On a fait un tour au jardin botanique de Bundaberg et son lac où on a vu des dragons d’eau, des tortues, des anguilles. 





Plage de Mon Repos en fin d’après midi : 




Et on a vu des kangourous sauvages :



Demain direction Harvey Bay. On ne sait pas où on va dormir ! 

Rockhampton-Yeppoon

Nous sommes allés visiter le zoo gratuit de Rockhampton, à environ 40 km dans les terres. Il faisait très chaud. 

Un koala qui dort, comme ils le font plus de 20h par jour !

Une maman kangourou avec son petit, qui tétait dans la poche juste avant la photo ! Le petit kangourou naît à l’état de fœtus. Il mesure 2cm à la naissance, rampe jusqu’à la poche maternelle où il s’accroche à une mamelle qu’il ne lâche plus pendant 7 mois. Il est alors assez grand pour s’aventurer à l’extérieur mais revient téter pendant encore 6 mois !

De gentils crocodiles d’eau douce :

Un méchant crocodile de mer :

Puis nous sommes allés déjeuner au resto. Les enfants préféraient le MacDo alors on a commandé leurs menus et on les a laissés, le temps d’aller profiter d’un bon repas accompagné d’un délicieux verre de vin rouge. Ça faisait une éternité ! 

Nous sommes revenus à Yeppoon sur la côte, où le vent fort rafraîchissait l’air. La promenade le long de la mer est très bien aménagée, comme toujours en Australie. C’est souvent le seul attrait des villes, qui n’ont pas de centre ville et ne sont pas très jolies… 

Le « singing shop », monument en l’honneur du capitaine James Cook, dont les cordes vibrent sous l’effet du vent et produisent une légère musique : 

De retour au camping, les enfants ont fait du toboggan aquatique et un tour de kart à pédales :