Pretoria – 28/07

Visite de Pretoria, la capitale de l’Afrique du Sud.

Union buildings, le siège du gouvernement, construit au début du XXe siècle, sur une architecture inspirée de Trafalgar Square à Londres ou de la place de la Concorde à Paris.

Et un petit tour au centre, Church Square

Depuis 16h environ, on est à l’aéroport. On décolle à 19h10 pour Sydney, 12h de vol et 8h de décalage horaire, on atterrit demain à 15h heure locale.

Bye bye !!! 😘

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Johannesburg, suite

27 juillet- Ce matin, nous avons visité le musée de l’apartheid. Un long parcours dans l’histoire de l’Afrique du Sud au XXe siècle. La visite est très intéressante mais un peu longue et compliquée pour les enfants parce que ce sont essentiellement des panneaux à lire, en anglais bien sûr. Mais ils en ont appris suffisamment sur l’apartheid et ont sans aucun doute été marqués par les images fortes du musée qui expliquent la ségrégation raciale, montrent les mauvais traitements infligés aux Noirs, leurs conditions de vie misérables. 

Dès l’entrée du musée, on se voit attribuer un ticket avec l’inscription « blanc » ou « non blanc » (en afrikaans et en anglais) qui nous dirige vers deux entrées différentes. 

Il y avait également une exposition temporaire sur la vie de Mandela. 
Même Célestin, qui connait l’essentiel de nombreux personnages historiques grâce à l’Encyclopédie de la collection « Quelle histoire » (que je recommande aux plus jeunes 👍), a pu se remémorer et enrichir ce qu’il avait appris sur Mandela, mais aussi sur Gandhi, qui a vécu environ 20 ans en Afrique du Sud, où il a été victime de la ségrégation raciale. En effet, dès son arrivée dans le pays, il s’est vu refuser l’accès au wagon 1ere classe parce qu’il n’était pas Blanc. Célestin a rapidement fait le lien entre cette humiliation et celle subie quelques années plus tard, en 1955, par Rosa Parks, figure emblématique de la ségrégation raciale aux Etats Unis. De cet événement vécu par Gandhi à la fin du XIXe siècle est né son combat pour l’égalité des droits. Puis il fut emprisonné plusieurs mois en 1908 à Constitution Hill, à Johannesburg, pour avoir refusé de porter le pass alors imposé à tous les gens de couleur. 
Cet après-midi, nous avons pris l’air au jardin botanique de Johannesburg, qui est un peu à l’abandon…

Puis nous sommes allés voir la gigantesque statue de Nelson Mandela à Mandela Square, au cœur d’un ensemble de buildings de boutiques de luxe, où la richesse n’est plus réservée aux blancs !

Johannesburg

Arrivée à Johannesburg le 25 juillet au soir, installation dans notre grand appartement à Sandton, un quartier chic et sécurisé de la ville.

Bon anniversaire Aude, qui fête ses 40 ans ce jour 😉

26 juillet – visite de Johannesburg en bus à impériale, au départ de Constitution Hill, quartier emblématique du chemin parcouru par l’Afrique du Sud de l’apartheid à la démocratie, où le site des anciennes prisons abrite désormais la Cour constitutionnelle protectrice des droits des citoyens. De grands noms comme Mandela ou Gandhi (pour ne citer qu’eux) ont été emprisonnés ici.

Du haut de notre bus rouge, nous avons découvert les différents quartiers de la ville, écouté (en français 😀) l’histoire de Johannesburg, ville dont la richesse et l’expansion sont nées de l’exploitation des mines d’or.

Un petit stop pour grimper (en ascenseur 😉) jusqu’au 50eme étage du Carlton pour admirer la vue panoramique à 360° sur la ville.

Puis un grand tour de Soweto en mini bus. Le fameux townships de Johannesburg où vivent plus de 4 millions de personnes aujourd’hui, où se côtoient différents quartiers très contrastés, des classes supérieures aux plus pauvres. Même si la visite a été rapide (2h de tour), notre guide, qui parle les 11 langues du pays, soit 9 dialectes africains outre l’anglais et l’afrikaans, était passionné et passionnant. 

Quand on parle de Soweto, on pense en premier lieu aux bidonvilles


Le bidonville de Soweto est né dans les années 50, lorsque les lois sur l’apartheid ont chassé les Noirs de Johannesburg, envoyés sur ces terrains rachetés par le gouvernement à des fermiers. Son expansion a ensuite été fulgurante.
Les bidonvilles sont désormais habités par les migrants, qui viennent de toute l’Afrique pour tenter d’échapper à la misère de leur pays, pour espérer trouver du travail à Johannesburg, la ville la plus riche d’Afrique.

Mais Soweto, c’est bien plus que cela, une ville dans la ville, le poumon de Johannesburg.

Dans la même rue, on peut voir la maison de Nelson Mandela et celle de Desmond Tutu, deux prix Nobel de la paix.

Voici la maison de Mandela, une maison en briques comme on en voit des centaines dans Soweto. Ces maisons ont été construites et mises à disposition par le gouvernement sud africain pour ses travailleurs des mines en 1935 puis au sortir de la seconde guerre mondiale, dans ce quartier appelé Orlando. Elles nous rappellent les maisons des mineurs dans le Nord de la France, comme à Wallers où nous avons vécu 😉

Ces maisons étaient au départ toutes identiques, 2 chambres, une cuisine, une salle à manger. Les toilettes étaient à l’extérieur et il n’y avait pas d’électricité. Les classes moyennes ont aujourd’hui investi, acquis ces maisons et les ont rénovées, agrandies parfois, donnant à ces quartiers une allure plutôt cossue. 

Soweto est devenue tristement célèbre en 1976, quand les émeutes des jeunes du quartier contre la décision du gouvernement d’imposer l’enseignement de la langue afrikaans dans les écoles ont été reprimées violemment par la police, qui a tué plusieurs enfants. Nous avons visité le Mémorial Hector Pieterson, un jeune de 12 ans tué en juin 1976. C’était très intéressant et émouvant. 

Voici les deux tours de l’ancienne centrale électrique qui sert aujourd’hui à faire du saut à l’élastique, et l’énorme stade de foot, construit en 1986, puis agrandi à près de 95000 places pour la coupe du monde de 2010 :

Bilan de notre road trip en Namibie : 5000 km !!

 Dernière nuit à windhoek en auberge de jeunesse. Pas terrible… Enfin, la collectivité, les dortoirs, on a passé l’âge 😉
Visite à l’ambassade de France :


On ne vous a pas raconté nos galères de départ. Notre tour du monde a failli s’arrêter à Francfort! Ils ne voulaient pas nous donner nos cartes d’embarquement pour la Namibie parce-qu’on n’avait pas les actes de naissance des enfants, qui sont obligatoires pour aller en Afrique du Sud, notre destination suivante… (Petit détail administratif dont nous n’avions pas été informés…) Papy et mamie ont été appelés à la rescousse pour aller chez nous vite fait récupérer notre livret de famille et nous envoyer une photo des pages par WhatsApp. Ce qui nous a permis d’embarquer pour windhoek.
Mais pour aller de windhoek à Johannesburg, il nous fallait les originaux des actes de naissance en version plurilingue. On a donc fait les demandes par internet auprès de chacune des mairies de naissance des enfants (c’est tellement plus rigolo d’avoir fait 3 enfants dans 3 villes différentes 😉, « a child behind every bush » comme on dit ici).  

Barbara et Benoît ont passé des coups de fil partout pour suivre les envois, récupérer les documents (qui ont été envoyés à notre adresse, voire même un directement à la mairie d’aigonnay). Heureusement que tout le monde se connait au village et qu’ils ont bien voulu renvoyer l’acte chez Barbara.

Et voilà, Barbara et Benoît ont récupéré les 3 actes de naissance plurilingues et les ont envoyés par DHL à l’ambassade de France à windhoek. Le courrier est arrivé le lundi 17 juillet et nous venons de le récupérer à l’ambassade. Nous allons donc pouvoir décoller pour Johannesburg demain comme prévu. Youpi !!!!!

Merci à tous ceux qui ont contribué à nous tirer de ce mauvais pas!

Petit bilan de notre road trip :

  • Ce que nous avons aimé : 

– les paysages grandioses, les couleurs, les contrastes

– les game Drive à la découverte des animaux d’Afrique

– la rencontre avec les Bushmen et les Himbas

– rouler dans les dunes en 4×4 et en quad

– l’expérience du camping en mode routard

  • Ce que nous avons le moins aimé:

– la poussière qui rentrait dans toutes nos affaires malgré nos bâches pour tenter de les protéger

– les longues distances sur les pistes poussiéreuses et défoncées

– le camping… Ça a un côté sympa mais quand-même, ça manque de confort

– les nuits fraîches

– la gastronomie : c’est sans doute lié à nos conditions d’hébergement ! En lodge, on aurait sûrement mieux mangé… En plus, on s’est fait piquer notre nourriture à plusieurs reprises : par les singes à epupa, les oiseaux qui ont picoré notre pain et les oryx qui ont embarqué une poêle avec un reste de viande à Sesriem (qu’ils n’ont même pas mangé), et les contrôles vétérinaires à la barrière d’entrée dans la réserve de Palmwag !

L’aventure continue !!

23 juillet, Kalahari

Nous avons passé la journée au Kalahari Anib Lodge, une réserve privée avec un hôtel de luxe comme il en existe des dizaines ou des centaines en Namibie.

Le désert du kalahari s’étend du Botswana à la Namibie et l’Afrique du Sud sur 900000 km2. C’est en fait un semi-desert où la végétation est abondante, adaptée à l’aridité du climat. Le sable rouge foncé y est caractéristique.

Avant de déjeuner, nous avons fait une petite promenade à pied mais nous n’avons pas vu grand chose et il faisait déjà chaud. On a pris un bon lunch avec des boissons rafraîchissantes en attendant 15h, l’heure du départ pour un game drive (Safari photo en 4×4 dans la réserve) qui s’est terminé par un apéro sur les dunes de sable rouge au coucher du soleil.



C’était très chouette pour notre dernière journée en Namibie ! Retour à notre appartement à 19h. Demain, on va à windhoek pour reprendre l’avion mardi, direction Johannesburg !

Bon anniversaire à Fanny R. et à Steph H. 🎂🎉🎈🎈🎈😘😘😘

21-22 juillet, Sesriem

21 juillet. Levés de bonne heure et de bonne humeur (enfin, pas tout le monde mais on ne dénoncera personne 😉), nous voilà à 5h45 devant la barrière d’accès au parc dès son ouverture, soit 1h avant le lever du soleil, pour avoir la chance d’escalader les plus hautes dunes du monde en admirant les couleurs changeantes du sable et des montagnes alentour.

D’abord une petite mise en jambe sur la « dune 45 », à 45 km de la barrière, pour contempler les dunes sous le soleil levant :

À la descente, nous avons pris des forces (petit déjeuner au pied de la voiture) puis nous avons poursuivi notre route un peu plus loin, jusqu’à sossusvlei (15 km plus loin, dont 4 dans un sable épais où beaucoup sont restés ensablés, mais pas nous !). 

Nous avons grimpé Big daddy, la plus haute dune du monde. On a abandonné cette éprouvante ascension au bout d’une heure environ, peu avant le sommet, à cause du vent qui soulevait le sable jusque dans nos yeux, nous empêchant de profiter pleinement de la vue ! 

Les enfants ont grimpé sur la dune appelée Big mama, un peu moins haute. Ils ont contourné la dune pour l’attaquer perpendiculairement ! Regardez les 3 petits points qui grimpent !

Nous sommes redescendus sur l’autre versant de la dune, pour arriver sur la grande étendue blanche d’argile sèche laissée par l’ancienne rivière parsemée d’arbres morts, « Dead vlei ». Les contrastes de couleurs sont magnifiques et le soleil éblouissant, réfléchi par ce grand lac blanc!

22 juillet. Nous sommes descendus dans le canyon de Sesriem.


Et nous avons pris la route pour Mariental, à 3h30 de piste de là.

20 juillet, Solitaire

Étape à Solitaire, minuscule village avant l’entrée dans le Parc du Namib Nauklauft (parc de 50000 km2 au Sud ouest du pays) et Sesriem, où nous allons passer les 2 prochaines nuits.
En route, nous avons franchi le Tropique du Capricorne.

Solitaire, ses rares habitants, ses carcasses de voitures, sa station service, son lodge et son café-patisserie qui ne désemplit pas, le Bagdad café de Namibie. Très sympa l’ambiance !



Un village où il ne pleut presque jamais et où les écureuils terrestres ont la belle vie !


Nous avons encore traversé des paysages grandioses :

Arrivée le soir au camping de Sesriem. Nous sommes montés sur la dune la plus proche pour prendre l’apéro en admirant le coucher de soleil