Cuzco (2)

Aujourd’hui, nous avons visité 4 sites Incas proches de la ville. Nous avons d’abord fait une halte près du Christ géant qui garde la ville depuis 1945. Cusco subit régulièrement des tremblements de terre. D’ici, la vue sur Cusco est magnifique. 

Le climat ici est étonnant. Nous sommes dans l’hémisphère sud, les saisons sont toujours inversées, avec le solstice d’hiver en juin, moment de la nouvelle année. Il n’y a en réalité que deux saisons, la saison sèche d’avril à octobre, et la saison des pluies de novembre à mars. Le climat à Cuzco est relativement sec, contrairement au Machu Picchu, plus humide.  

Bien que située à très haute altitude, la région ne voit que rarement la neige car la proximité de l’équateur apporte des températures plutôt douces et stables toute l’année. C’est pourquoi on trouve diverses cultures sur ces hauts sommets. Qui eut cru qu’on pouvait cultiver des patates à 4000m d’altitude ?! La récolte a lieu en avril-mai. La neige n’apparait qu’à 5000m d’altitude, et de plus en plus haut du fait du réchauffement climatique.

Si l’empire Inca a été de courte durée (environ 100 ans), toutes les connaissances accumulées sont le fruit, la synthèse, des connaissances développées par les populations agrégées à l’Empire au cours de la conquête fulgurante menée au XVe siècle, notamment les connaissances en matière d’agriculture, d’irrigation, mais aussi en construction et organisation de cités, en poterie, très développées dans les civilisations pré Incas. Des découvertes récentes permettent d’affirmer que les civilisations pré Incas avaient bâti des villes bien plus anciennes que les cités égyptiennes. 

La forteresse de Saqsayhuaman : elle a été construite au cours de la seconde moitié du XVe siècle. Il a fallu 50 ans et environ 20000 hommes. Ces ruines sont un bel exemple du savoir faire Inca : des pierres gigantesques dont certaines pèsent jusqu’à 120 tonnes, taillées dans la carrière située à 2km de là. On se pose les mêmes questions que devant les Moaïs de l’île de Pâques : comment faisaient ils pour tailler la pierre avec une telle précision, pour transporter ces blocs et les assembler ? 

La fonction de ce site intrigue également : forteresse ou temple ? En tout cas, la construction est liée au culte du soleil, orientée vers le soleil lors du solstice d’hiver, le 21 juin. La nouvelle année était célébrée le 24 juin, jour où le soleil (ou plutôt la Terre) reprenait sa course pour réduire la distance séparant le Soleil et la Terre. C’était l’occasion de grandes fêtes mais aussi des sacrifices faits aux dieux pour leur demander protection et prospérité. Cette date est encore aujourd’hui celle de la nouvelle année chez les Quechua et Aymara, symbole de la renaissance de la terre propice aux cultures. 





Les fondations d’une tour circulaire qui devait abriter l’Inca et sa cour pendant les périodes de méditation et de jeûne. 
Cette forteresse a été détruite par les Espagnols, qui ont récupéré les pierres pour construire la ville de Cuzco à l’image des cités Espagnoles.

Ensuite, nous avons visité le site de Qenqo, immense promontoire rocheux qui servait d’observatoire astronomique aux Incas, qui ont ainsi pu développer des connaissances précises utiles au calendrier agricole, lunaire et solaire. On y trouve aussi une sorte de grotte, de chambre creusée dans la roche, avec une grande table sculptée dans la pierre, qui devait servir aux sacrifices mais aussi aux opérations des membres de la famille impériale après leur décès en vue de leur momification. 

Nous sommes ensuite allés voir Tambomachay et Puka Pukara, un palais et sa forteresse. Le premier est une autre démonstration des compétences des Incas en architecture et en ingénierie hydraulique. Les fontaines construites par les Incas fonctionnent toujours. La source qui les alimente reste inconnue. Elle a été réputée source de jeunesse éternelle. Ce Palais était une résidence de repos ou de chasse pour l’Inca. De grandes niches sont taillées dans la roche, dont la fonction fait l’objet de multiples hypothèses (abritant des statues, des aliments, les gardes de l’Inca ?). 

Ce site était protégé par sa position, les promontoires qui l’entourent offrant une large vue sur la vallée environnante, avec en avant garde, le site militaire de Puka Pukara (la forteresse rouge), d’où l’on aperçoit dans la montagne le chemin qui menait jusqu’à Pisaq, autre site Inca fondamental. 

Les Incas avaient construit 4 grandes voies qui partaient de Cuzco jusqu’aux confins de l’Empire sur environ 25000 km au total. Mais la liberté de circulation était restreinte. Ce sont surtout les messagers de l’Empire qui empruntaient ces routes pour faire passer les messages de l’Inca à travers ce vaste territoire. L’Inca attribuait à chaque jeune homme qui avait passé les épreuves pour tester ses compétences un lopin de terre qu’il ne devait plus quitter et lui assignait une profession. l’Inca régissait la vie de ses sujets de a à z. 










Un petit colibri :


Cet après-midi, nous nous sommes promenés dans les rues de Cuzco. La ville compte 14 églises.




Malgré une architecture Espagnole, les fondations Incas sont bien présentes, avec leurs pierres monumentales parfaitement emboîtées :


Les péruviennes exhibent les bébés alpagas (tout doux) pour des séances photos rémunérées :

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Une réflexion sur “Cuzco (2)

  1. aubeneau dit :

    Commentaire tjs intéressant. Est il mention de sacrifices humains comme chez les Mayas ? vous avez l ‘ air en pleine forme. Les alpagas sont trognons. Gros bisous.

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