11 juillet, visite chez les Himbas

Opuwo est la porte d’entrée du Kaokoland. C’est dans cette région reculée au Nord ouest du pays que se sont réfugiés les Himbas et les Hereros fuyant au XIXe siècle les guerres avec les autres tribus, puis les persécutions des allemands. 

En effet, en 1904, un général allemand signe un ordre d’extermination des Hereros en répression de la revolte des Hereros contre la colonisation allemande. Ce sera le premier génocide du XXe siècle. 80% des Hereros seront tués, au moins 60000 morts. Les survivants sont enfermés dans des camps de concentration inspirés de ceux créés en Afrique du Sud par les britanniques contre les boers. Le général à l’origine de ce génocide sera démis de son commandement en novembre 1905 par le chancelier Allemand, informé de ses exactions. 

Les missionnaires Allemands ont enseigné la couture aux femmes Hereros, qui ont adopté ce costume victorien si peu adapté à la chaleur et à la poussière, une longue robe et un chapeau. Mais les Hereros se sont appropriés cette tenue, qui leur a un temps été imposée ; elle est devenue un marqueur culturel, avec des couleurs qui permettent d’identifier leur appartenance à telle ou telle communauté, et les femmes continuent de confectionner et de porter fièrement ces robes.

Les Himbas, issus des Hereros, ont quant à eux conservé leurs traditions, leur semi-nudité, leurs croyances animistes. Chaque village est constitué de petites cases où les familles dorment sur des peaux de bête autour d’un feu qui est allumé lors des nuits fraîches. La vie s’organise autour de l’enclos où est gardé le cheptel le soir, et autour d’un endroit où ils se réunissent pour faire un feu. Le feu sacré leur permet d’entrer en contact avec leurs ancêtres disparus. La journée, les troupeaux paissent en liberté, souvent surveillés par les enfants.

Ce matin du 11 juillet, nous sommes allés voir un village Himba, avec un pasteur qui nous a servi de guide-interprete. Nous leur avons apporté 60kg de farine, du sucre et du pain. Ils sont vraiment pauvres et leurs traditions se perdent à cause de la proximité de la ville. Ils ne font pas grand chose, les femmes s’occupent de leurs bébés, les hommes errent en ville, boivent… La déchéance de ce peuple nomade de chasseurs-eleveurs est déchirante…

Ceux que nous avons aperçus plus loin en allant vers le nord semblent vivre davantage en harmonie avec la nature et leurs bêtes, paraissent moins desoeuvrés.
Et ce soir, après 3h de piste chaotique, nous sommes arrivés au Paradis 😁

Epupa falls, au bord de la rivière Kunene, qui sert de frontière entre la Namibie et l’Angola. Une oasis dans le désert.

Ici, c’est le territoire des Himbas. On voit des petits villages de cases disséminés un peu partout. Ceux là ont conservé leur mode de vie ancestral basé sur l’élevage. Les enfants gardent les troupeaux de chèvres ou de vaches. 

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Une réflexion sur “11 juillet, visite chez les Himbas

  1. Magalie dit :

    Merci pour ces jolies explications qui prennent aux tripes parfois et qui résonnent si bien avec vos clichés! Plus qu’ un voyage on ressent bien l enrichissement quotidien !

    J'aime

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